Histoire du pavillon Albert-Prévost

En 1918, le Dr Albert Prévost est nommé premier titulaire de la chaire de neurologie à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. Il fonde le Sanatorium Prévost en 1919, pour traiter les malades souffrant «d'affection du système nerveux». Dès son ouverture, le Sanatorium prend une orientation universitaire et répond à des besoins cliniques de plus en plus grands.

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En 1922, Mme Charlotte Tassé fonde la première école d’infirmières du Sanatorium. Sa reconnaissance officielle par l’Association des gardes-malades enregistrées de la province de Québec aura lieu en 1934. C’est également au Sanatorium que la première école d’infirmières auxiliaires du Québec verra le jour en 1950.

Devenu l’Institut Albert-Prévost en 1955, l’établissement se voit accorder un statut semi-public, de même qu’une triple mission de soins, d’enseignement et de recherche. La même année, le Département de psychiatrie de la Faculté de médecine accorde à l’Institut une reconnaissance universitaire pour la formation des résidents en psychiatrie.

Au plan académique, l'Institut joua un rôle majeur dans l'enseignement de la psychiatrie au Québec. S'adressant d'abord aux infirmières, aux étudiants en médecine, aux résidents en psychiatrie, cet enseignement s'est ouvert graduellement aux autres professionnels de la santé: psychologues, travailleurs sociaux, ergothérapeutes, pharmaciens, etc.

En 1958, l’Institut Albert-Prévost accueille ses trois premiers résidents. Il est encore difficile d'évaluer l'aspect innovateur des réformes mises en place à l'Institut Albert-Prévost à la fin des années 1950.

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En 1961, la Faculté de médecine demande à l’Institut Albert-Prévost d’accueillir aussi les étudiants en médecine de l’externat. Les stages en psychiatrie deviennent alors obligatoires pour les étudiants. C’est à cette même époque que se développent les services professionnels au sein de notre établissement.

En 1973, l'Institut Albert-Prévost fusionne avec l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal dont il devient le département de psychiatrie.  ce dernier transforme son dispositif de soins à partir du modèle communautaire. Vingt ans plus atrd, sous la poussée du développement des neurosciences, ce modèle de soins fait place à une réforme axée sur des approches spécifiques et des programmes spécialisés.

Aujourd'hui, le département de psychiatrie offre des soins de qualité à l'ensemble de la population qu'il dessert, du nourrisson et sa famille à la personne âgée et son environnement.

Affilié à l'Université de Montréal