Détail

IL N’Y A PAS DE CHAMBRES V.I.P.

Montréal, le 16 janvier 2003 - L’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal tient à corriger des informations mentionnées dans certains médias aujourd’hui. « Il n’y a pas de suites V.I.P. à Sacré-Cœur et personne ne peut acheter son lit à l’Hôpital », précise Mme Johanne Roy, Directrice générale adjointe et Directrice des soins infirmiers

L’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal dispose de chambres privées comme tous les hôpitaux du Québec. Le tarif de ces chambres est réglementé par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Ces tarifs varient de 80 $ à 190 $ par jour. À l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, nous offrons des chambres à 96 $, 115 $, 134 $, 154 $ et quelques-unes à 192 $. Tous les gens qui demandent l’une de ces chambres paient le tarif prescrit, chaque fois que l’Hôpital est en mesure de répondre à leur demande.

« Dans notre offre de chambres privées, l’Hôpital dispose de 4 chambres au tarif maximum que nous appelons, peut-être un peu prétentieusement ici, des suites. Ces chambres ont pu être aménagées grâce à des dons remis à la Fondation de l’Hôpital par de généreux donateurs. Soulignons que ces donateurs contribuent à l’achat d’équipements spécialisés et ultraspécialisés qui servent à l’ensemble de notre clientèle. Ainsi, toutes ces chambres sont occupées par des patients quotidiennement, il n’y a aucun lit disponible qui n’est pas utilisé dans l’Hôpital. Il arrive d’ailleurs fréquemment qu’on y retrouve des gens qui n’ont pas demandé précisément ce type de chambre mais comme c’est le seul lit disponible au moment de leur admission, on leur attribue cette chambre. Si le lendemain ou deux jours plus tard, nous admettons une personne qui demande ce type de chambre, nous verrons s’il est possible de déplacer la personne qui s’y trouve afin de répondre au choix de la personne qui est prête à payer pour cette chambre », explique Mme Roy.

Il peut arriver que l’Hôpital ne soit pas en mesure de répondre à la demande du patient : soit il n’y a plus de chambres privées disponibles, soit ces chambres sont occupées par des patients qui doivent être en isolement, soit elles sont occupées par des clientèles particulières (par exemple des personnes obèses qui requièrent un équipement particulier qu’on ne retrouve que dans ces chambres), soit les patients qu’on y retrouve ont été placés là pour d’autres raisons médicales.

« En conclusion, aucune chambre de l’Hôpital n’appartient à un donateur ou une entreprise privée. Lorsqu’un donateur doit être hospitalisé, l’Hôpital suit exactement la même procédure. Si nous sommes en mesure de lui offrir la chambre privée qu’il désire, il nous fera plaisir de répondre à sa demande. Cette personne paiera alors le tarif journalier, tel que le prévoit la réglementation actuelle », assure la Directrice générale adjointe.

Retour

Affilié à l'Université de Montréal