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DÉFIER LA NATURE POUR LE DON D’ORGANES ET DE TISSUS…

Surpris par un grizzly, secoué par un ouragan, Quinn Thomas, étudiant en médecine, a roulé pour la cause d’un bout à l’autre du Canada 

Montréal, le 17 octobre 2012 – En tant que citoyen et médecin en devenir, respectueux de la vie humaine et convaincu du sens de la générosité des Canadiens, Quinn Thomas était résolument décidé à faire sa part pour contribuer à redonner espoir et santé à des personnes diminuées et parfois condamnées par un cœur, des reins ou des poumons malades. Le jour de son 21e anniversaire, il a pris son vélo pour parcourir le Canada, à la rencontre de ses concitoyens afin de les sensibiliser à l’importance de signer le registre du don d’organes et de tissus!

En effet, bien que 85 % des Canadiens se disent favorables au don d’organes et de tissus, seulement 14 % ont officiellement signifié par écrit leur volonté de devenir donneurs advenant leur décès (http://daysinwait.com/the_hard_facts, David Foster Foundation). Résultats? Une attente interminable, parfois fatale, pour trop de gens, si on se fie aux listes d’attente et aux décès de personnes inscrites sur ces listes, chaque année. On dénombrait 346 de ces décès en 2011. Quinn Thomas souhaite renverser cette tendance.

« Alors que je planifiais mon voyage », souligne Quinn Thomas, étudiant en deuxième année de médecine à l’Université Laval, « j’ai réalisé qu’il me prendrait moins de temps pour parcourir 8 200 km à vélo que d’obtenir un don de rein qui nécessite entre 135 jours, si l’organe provient d’un donneur vivant, et 1 258, s’il provient d’une personne décédée. Certains ont même franchi le cap des 2 145 jours. Une pensée qui m’a ébranlé! »

Vincent Lambert : la vie en cadeau d’un héros

En 2010, plus de 2 200 personnes étaient en attente d’un don au pays et la liste s’allonge chaque jour, alors que le nombre des signataires en faveur du don demeure stable, une tendance que le jeune étudiant en médecine rêve de voir renverser. « Chacun de nous peut devenir un héros pour quelqu’un qui se bat pour sa vie, un héros du don d’organes! Il suffit de signer les registres de don et d’en parler à ses proches », explique l’étudiant en médecine.

Au bout d’un voyage de trois mois, Quinn Thomas vient terminer son périple à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, dont l’équipe clinique est fortement engagée dans l’approche au don d’organes et de tissus auprès des familles qui font face aux décès d’un proche. Il vient parler de son engagement et de ses rencontres et faire la connaissance du jeune Vincent Lambert, 15 ans, qui a récemment reçu la vie en cadeau d’un héros!

Vincent est la preuve vivante que la sensibilisation des gens à l’importance du don d’organes peut redonner la vie. En janvier dernier, en attente d’un cœur depuis quatre mois, branché à un cœur mécanique, il ne lui restait que la transplantation pour survivre. Ses parents ont donc appelé publiquement à la générosité des familles pour sauver leur fils… C’est en juin que le miracle s’est produit, après neuf mois d’attente, un record de survie au moyen d’un cœur mécanique. Vincent vit maintenant, court et joue au baseball avec l’organe d’un donneur.

Le don d’organes à l’HSCM

Grâce à l’engagement de ses professionnels et de tout le personnel, l’HSCM a mis sur pied une structure interdisciplinaire d’identification et de maintien du donneur qui lui a permis de devenir un chef de file mondial en matière de don d’organes et de sauver beaucoup de vies: On peut sauver jusqu’à huit vies pour un seul donneur et redonner la santé à 15 personnes!

À l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, les cliniciens assistent toutes les semaines à des gestes de générosité exceptionnelle de la part de familles qui font face à la douloureuse perte d’un proche.

« Mais il faut faire davantage, trop de gens meurent encore en attente d’un don d’organes », explique le Dr Pierre Marsolais, intensiviste à l’HSCM et conseiller médical à l’enseignement et au développement hospitalier chez Transplant Québec. « L’approche au don et les processus de prélèvement ne sont pas encore au point dans tous les milieux hospitaliers et certaines familles de donneurs qui ont pourtant signé la carte du don d’organes refusent encore les prélèvements parce qu’ils n’ont pas été mis au courant de la volonté de leur proche avant son décès. Bravo à Quinn pour son engagement, sa détermination est très inspirante pour nous tous. C’est un véritable héros du don d’organes et de tissus! »

Voir aussi www.organdonationheroes.ca et http://transplantquebec.ca/

Renseignements:
Service des communications
514 338-2222, poste 3248

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