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Plonger en eau peu profonde? Es-tu tombé sur la tête!

Le Programme de traumatologie de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal
et la Société de sauvetage rappellent les risques et conséquences.

Plaisir et baignade peuvent aller de pair. Sauf eau peu profonde et plongeon… C’est ce que tiennent à rappeler le Programme de traumatologie de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal (HSCM) et la Société de sauvetage, à l’occasion d’une journée consacrée à la prévention des traumatismes à la colonne vertébrale.

Chaque jour, l’HSCM a à cœur d’offrir les meilleurs soins et services aux personnes victimes d’un traumatisme. C’est d’ailleurs pourquoi l’HSCM prévoit la construction d’un nouveau Centre intégré de traumatologie. « Lorsque nous soignons un jeune dont la vie a tragiquement basculé à la suite d’un plongeon, nous croyons que notre rôle est aussi d’intervenir pour prévenir d’autres drames semblables, d’autant plus qu’il s’agit d’accidents évitables », explique Mme Marie St-Amour, coordonnatrice du Programme de traumatologie à l’HSCM. « Les conséquences sont souvent graves, non seulement pour la victime, mais également pour ses proches », complète-t-elle.

Un pari risqué à fort prix
Une piscine ou un lac peu profonds à l’horizon? Plonger au ras de la surface n’est pas la solution pour éviter le pire! « Plusieurs l’ont pensé, se sont risqué et y ont laissé leur santé, leur autonomie et leur qualité de vie. Ils sont littéralement tombés sur la tête, en percutant le fond du plan d’eau, se blessant à la moelle épinière notamment. Un tel plongeon peut résulter en une tétraplégie », insiste la Dre Géraldine Jacquemin, physiatre à l’HSCM.

Lorsqu’une personne survit à un tel accident, elle n’est pas au bout de ses peines. Dès son arrivée à l’Urgence, un long parcours commence : premiers soins, immobilisation, assistance respiratoire, gestion la douleur, série de tests et examens en vue de la chirurgie de la colonne vertébrale, etc. Ce n’est pas tout, puisqu’il faut compter plusieurs semaines d’hospitalisation, avant d’entreprendre de longs mois de réadaptation, à l’Institut de réadaptation de Montréal et, ensuite, au Centre de réadaptation Lucie-Bruneau, les partenaires de l’HSCM dans le cadre du CEBMOQ. Pour le blessé et ses proches, l’existence prend un virage à 180 degrés.

« Mon intention n’est certes pas de faire la morale, mais bien de lancer un message positif : il est possible d’avoir du plaisir autour d’une piscine ou d’un lac, sans mettre sa vie en danger. Il ne suffit que de simples précautions », ajoute la Dre Jacquemin.

Des précautions, pour un plaisir durable
Pour prévenir ces accidents évitables, la Société de sauvetage rappelle que des précautions bien simples doivent être prises. « Il est possible de profiter pleinement des joies de la baignade en évitant de plonger lorsqu’on ne connaît pas les lieux ni la profondeur de l’eau, lorsque le lieu n’est pas éclairé le soir ou lorsque l’on a consommé de l’alcool. De plus, un minimum de trois mètres est nécessaire pour plonger en toute sécurité. Même lorsqu’une piscine est munie d’un tremplin, il faut quand même user de prudence », explique M. Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage.

Effectivement, la Société de sauvetage travaille depuis plusieurs mois avec le Bureau de normalisation du Québec à l’élaboration d’une norme sur les tremplins de piscines résidentielles. « Les travaux vont bon train et des consultations devraient d’ailleurs être tenues cet automne. Notre souhait est que cette norme soit prête et en vigueur dès l’été 2009 et ainsi contribuer à prévenir d’autres accidents », rappelle M. Hawkins.

Pour Nicolas Messier, blessé en 1999 et membre de l’Association des paraplégiques du Québec, les messages de prévention méritent d’être répétés : « Lorsque je vois des gens s’élancer pour plonger en eau peu profonde, je ne manque jamais une occasion de les sensibiliser aux risques ».

L’HSCM et le CEBMOQ
L’HSCM, centre suprarégional affilié à l’Université de Montréal offrant des soins généraux, spécialisés et ultraspécialisés, fait partie du Centre d’expertise pour les personnes blessées médullaires de l’Ouest du Québec (CEBMOQ), constitué également de l’Institut de réadaptation de Montréal et du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau. C’est le seul centre de l’ouest du Québec désigné par le MSSS pour offrir la gamme complète des soins et services ultraspécialisés que requiert une victime d’un traumatisme à la moelle épinière.

La Société de sauvetage
La Société de sauvetage est un organisme humanitaire dont la raison d’être est la préservation de la vie humaine par la prévention des traumatismes associés à l’eau. L’organisme est également administrateur du Fonds Simon-Pierre, qui vient en aide aux victimes de traumatismes associés à l’eau.


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Renseignements :

Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal :
Service des communications
514 338-2222 poste 3248  

Société de sauvetage :
Hélène Mercier Brûlotte
514 252-3100, poste 3737 ou 514 435-5342 (cell.)


 

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