Le Dr Jacques Montplaisir, professeur titulaire au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal et titulaire de cette chaire depuis 2001, est un adversaire acharné des troubles du sommeil. Il s’est attaqué avec beaucoup de succès à des troubles comme le syndrome d’apnée au cours du sommeil (arrêts respiratoires répétés), la somnolence diurne et le syndrome d’impatiences musculaires. Il a également découvert que l’activité cérébrale pendant le sommeil permet de localiser le foyer primaire de l’épilepsie et de poser un diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer. Respecté à travers le monde, il est un des rares chercheurs à connaître ce domaine à fond.
L’objectif de la chaire est d’élaborer des méthodes de diagnostic, de mieux comprendre les réactions du corps à ce type de problèmes et d’élaborer de nouvelles approches thérapeutiques des troubles du sommeil et des rythmes biologiques.
Les troubles du sommeil affectent plus de gens qu’on ne le pense. De récentes études ont révélé qu’environ 40 % des Américaines ménopausées ou post-ménopausées en souffrent. Chez nous, 10 % de la population présente des problèmes d’insomnie chronique ou persistante, 30 % d’insomnie occasionnelle, environ 8 % souffre de cauchemars et de rêves récurrents, 8 % de bruxisme (grincements des dents au cours du sommeil) et finalement, 10 % des enfants et 1 % des adultes souffrent de somnambulisme.
Les conséquences :
baisse de la productivité, de la qualité de vie et des performances cognitives, sans compter les accidents causés par une baisse de la vigilance. En dépit de l’envergure du problème, les gouvernements y ont consacré peu de ressources financières.