Études des problèmes d'apnée du sommeil

Les études des problèmes d’apnée du sommeil, à l'HSCM, représentent :

  • 800 polysomnographies par an
  • 1 400 enregistrements de dépistage à domicile par an (Oxymétrie, polysomnographie ambulatoire simplifiée)

Polysomnographie

La polysomnographie réalisée dans le Laboratoire de l’HSCM est un examen qui détecte et évalue différentes anomalies survenant pendant le sommeil, comme :

  • Les apnées
  • Les ronflements
  • Les microéveils
  • Les mouvements de jambes

Pour réaliser cet examen, la personne doit passer une nuit à l'Hôpital. Une technologiste médicale l'a surveille durant toute la nuit, veillant à son confort et à une bonne qualité des signes vitaux. 

L'équipement comprend :

  • Des électrodes collées sur la tête de la personne mesurant l’activité électro-encéphalographique et déterminant ainsi les stades de sommeil et les périodes d’éveil
  • Des électrodes collées sur le thorax enregistrant l’activité cardiaque
  • Des électrodes collées sur les jambes enregistrant les mouvements des jambes
  • Un capteur  apposé sur un doigt mesurant la saturation en oxygène du sang
  • Des bandes thoraciques et abdominales mesurant les mouvements respiratoires
  • Une canule nasale en plastique fixée sur le bord du nez enregistrant l’air qui en sort
  • Une thermistance enregistrant les fluctuations de température entre l’air inspiré et expiré permet également d’estimer la quantité d’air naso-buccal (nez et bouche)
  • Un micro enregistrant les ronflements

Test de délai d'endormissement

Dans certains cas, le médecin peut demander que des « siestes » soient effectuées au lendemain d’une polysomnographie. Les électrodes sur la tête sont maintenues. À quatre reprises dans la journée (à intervalles de deux heures), la personne s’allonge sur un lit dans une pièce sombre et insonorisée. Le délai moyen d’endormissement est calculé. Une attention particulière est portée aux stades de sommeil observés.

Test de maintien de la vigilance

Plutôt que d’essayer de dormir, la personne est invitée à lutter contre le sommeil, à quatre occasions dans la journée, en position assise, dans une pièce tranquille et faiblement éclairée.

Oxymétrie

L’oxymétrie est un test simple à réaliser. À l’aide d’un capteur fixé au bout du doigt, il s’agit de mesurer la saturation en oxygène et la fréquence cardiaque. Les données enregistrées par l’appareil durant le sommeil sont transférées dans un ordinateur. Le rapport qui s’en suit affiche la saturation moyenne en oxygène, le nombre de désaturations et la fréquence cardiaque durant toute la nuit d’enregistrement.

Reflet du niveau d’oxygénation du sang.
L’index de désaturation représente le nombre de désaturation, c'est-à-dire la chute d’au moins 3% de la saturation en oxygène par heure d’enregistrement.

Polysomnographie ambulatoire simplifiée

Pour passer un test de  polysomnographie ambulatoire simplifiée, il faut installer plusieurs composantes sur le corps juste avant de se coucher. L’équipement comporte :

  • Une canule nasobuccale permettant de mesurer le débit d’air par le nez et la bouche
  • Un saturomètre mesurant la saturation en oxygène et la fréquence cardiaque
  • Une bande thoracique et une bande abdominale permettant de mesurer les efforts ventilatoires
  • Un micro enregistrant le ronflement
  • Un détecteur de position précisant quand le patient est sur le dos

Le matin, au réveil, la personne enlève les différents éléments et rapporte l’appareil au laboratoire. Les données sont alors transférées dans un ordinateur pour obtenir le tracé visuel de la nuit d’enregistrement de même que les valeurs numériques suivantes :

Petit tube percé pour permettre le passage de l’air.
L’index de désaturation représente le nombre de désaturation, c'est-à-dire la chute d’au moins 3% de la saturation en oxygène par heure d’enregistrement.
Nombre d’événements respiratoires de type apnée ou hypopnée par heure d’enregistrement.
C’est le pourcentage de ronflement durant la nuit et leur intensité.
Affilié à l'Université de Montréal