Un TCC peut présenter l’un ou l’autre des niveaux de gravité suivants : léger, modéré ou grave. L’établissement du niveau de gravité s’effectue à partir de signes cliniques regroupés dans une échelle, nommée échelle de Glasgow.
Sur une période de dix ans, l’HSCM a hospitalisé et traité 3847 personnes atteintes d’un traumatisme craniocérébral, soit une moyenne de 385 par année. Ces personnes sont hospitalisées 19jours en moyenne. Elles sont âgées en moyenne de 49 ans.
Les victimes de TCC modérés ou graves sont hospitalisées, peu importe si elles présentent ou non une autre blessure.
Le traumatisme craniocérébral peut survenir lorsque la tête est frappée ou secouée violemment, par exemple lors d’un accident de voiture, d’une chute ou d’un acte de violence.
Le TCC modéré ou grave prend la forme d’une contusion au cerveau, d’un hématome, d’une hémorragie, d’un œdème cérébral ou d’un désordre axonal diffus.
Une grande majorité des personnes ayant subi un TCC modéré ou grave suivent un cheminement de récupération semblable pouvant être décrit en quatre grandes phases basées sur une échelle appelée échelle de Rancho Los Amigos :
Une forte proportion des personnes ayant subi un TCC modéré ou grave poursuivront une phase de réadaptation dans un établissement de réadaptation faisant partie du Consortium interrégional de l’Ouest pour les adultes ayant subi un TCC modéré ou grave.
En 2008-2009, l’HSCM a hospitalisé et traité 153 personnes victimes d’un traumatisme craniocérébral modéré ou grave, dont près de la moitié sont des accidentées de la route. La durée du séjour moyen est d’environ un mois. Les victimes de traumatisme routier sont âgées de 37 ans en moyenne, tandis que les victimes d’autres causes de traumatismes ont une moyenne d’âge de 59 ans.
Le traumatisme craniocérébral léger (TCC léger), souvent appelé commotion cérébrale, peut survenir lorsque la tête est frappée ou secouée violemment. Le TCC léger est une désorganisation habituellement temporaire du fonctionnement du cerveau pouvant se manifester aux niveaux physique, intellectuel, comportemental et psychologique. Il se caractérise par au moins une des conditions suivantes :
L’évaluation et le traitement de la personne victime de TCC léger s’effectue habituellement à la salle d’urgence et ne nécessite pas d’hospitalisation. Au congé de l’Urgence, un guide d’information leur est remis et une relance téléphonique est systématiquement effectuée par une infirmière dans un délai prescrit. Les résultats de cette relance sont présentés aux membres d’une équipe multidisciplinaire ambulatoire dédiée à cette clientèle. Au besoin, un plan d’interventions précoces est proposé à la personne pour répondre à ses besoins spécifiques. Chez quelques victimes de TCC léger, une référence en centre de réadaptation peut être indiquée.
En 2008-2009, 371 victimes de TCC léger ont été référées à l’équipe de soins ambulatoires pour TCC légers par un intervenant de la salle d’urgence. De ce nombre, 42 personnes ont requis des interventions précoces de l’un ou l’autre des membres de l’équipe multidisciplinaire ambulatoire: infirmière, neurochirurgien, neuropsychologue, psychologue, travailleuse sociale ou physiothérapeute.